le CSEN et la Dream Legacy Foundation lancent un réseau national de collaboration pour faire progresser les solutions en matière d’entrepreneuriat des communautés noires au Canada
Le Carrefour du savoir pour l’entrepreneuriat des communautés noires (CSEN) et la Dream Legacy Foundation ont lancé le Labo des solutions du CSEN, un réseau national de collaboration qui réunit des organismes communautaires, des chercheurs et chercheuses, des entrepreneurs et entrepreneures ainsi que d’autres partenaires. Le Labo vise à renforcer la capacité de l’écosystème canadien de l’entrepreneuriat des communautés noires à apprendre, à collaborer et à élaborer des solutions.
Le Labo des solutions s’appuie sur les travaux de recherche menés par le CSEN ainsi que sur les connaissances acquises par les organismes qui travaillent auprès des entrepreneurs et entrepreneures noirs partout au pays. Grâce à la cartographie et à l’évaluation des programmes, à la conception collaborative, à l’élaboration de ressources pratiques et à la mise à l’essai de projets pilotes régionaux, le Labo permettra de cerner les approches prometteuses, de mettre de nouvelles idées à l’essai et de partager les apprentissages dans l’ensemble de l’écosystème.
La recherche a permis de mieux comprendre les obstacles auxquels se heurtent les entrepreneurs et entrepreneures noirs, notamment en matière d’accès au financement, aux réseaux professionnels, au mentorat et aux débouchés commerciaux. Parallèlement, des organismes partout au Canada mettent déjà au point des programmes et des approches pour répondre à bon nombre de ces défis. Leur travail génère des connaissances précieuses sur les besoins des entrepreneurs et entrepreneures, les approches qui semblent prometteuses et les aspects qui pourraient être améliorés. Toutefois, ces apprentissages ne sont pas toujours diffusés au-delà des organismes ou des communautés où ils ont été réalisés.
Le Labo des solutions du CSEN vise à combler cette lacune en créant une structure qui permet à la recherche et aux connaissances issues des communautés d’éclairer des solutions concrètes, tout en donnant aux organismes la possibilité d’apprendre les uns des autres.
« Nous concevons et partageons des solutions en collaboration avec des chercheurs, des partenaires ainsi que des entrepreneurs et entrepreneures. La poursuite de notre partenariat avec la DLF nous aidera grandement à faire progresser ces objectifs. Nous sommes heureux de continuer à mobiliser les communautés partout au Canada afin de mieux comprendre les défis auxquels font face les entrepreneurs et entrepreneures noirs ainsi que les partenaires de l’écosystème qui les soutiennent », a déclaré John Nelson, directeur général du CSEN.
La Dream Legacy Foundation (DLF), partenaire national de longue date du CSEN en matière de mobilisation communautaire, contribue à établir des liens entre ce travail, les entrepreneurs et entrepreneures noirs et les organismes de l’écosystème.
Le Labo des solutions du CSEN est dirigé par la Dream Legacy Foundation, en partenariat avec le CSEN de l’Université Carleton. La Dream Legacy Foundation dirige les partenariats au sein de l’écosystème, la mobilisation communautaire et la coordination du réseau du Labo des solutions, tandis que le CSEN fournit son expertise en matière de recherche, de données et d’évaluation. L’initiative est financée par le gouvernement du Canada, par l’entremise d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), dans le cadre du Programme pour l’entrepreneuriat des communautés noires (PECN).
Pour Monique Olowolafe, présidente de la DLF, le Labo des solutions répond à une question qui revient de plus en plus souvent à mesure que les résultats de la recherche sont diffusés.
« Beaucoup de gens communiquent avec nous et nous demandent : “D’accord, mais maintenant, qu’est-ce qu’on fait de tout ça?” », explique-t-elle. « Il s’agit donc de mettre en place une structure qui nous permettra de transformer les données et les constats en mesures concrètes, et surtout de pouvoir le faire à l’échelle nationale. »
La réponse ne consiste pas nécessairement à créer davantage de programmes. Le Labo des solutions est plutôt conçu pour s’appuyer sur le travail déjà réalisé partout au Canada en aidant les organismes à examiner les approches existantes, à partager leurs apprentissages et à collaborer à l’élaboration de solutions concrètes.
« Le Labo des solutions vise réellement à soutenir et à mettre en valeur le travail qui se fait déjà dans les communautés. Il ne s’agit donc pas de dédoubler les efforts », explique Mme Olowolafe. « Il ne s’agit certainement pas non plus de reproduire ou de remplacer l’excellent travail qui est déjà réalisé. »
Le Labo des solutions mettra cette approche en pratique en cinq étapes interreliées. Il dressera d’abord un portrait des programmes et des services offerts partout au Canada, puis évaluera les approches existantes. Il réunira ensuite des partenaires afin de concevoir conjointement des solutions, d’élaborer des guides pratiques et d’autres ressources, et de mettre à l’essai des idées prometteuses dans le cadre de projets pilotes régionaux. Les apprentissages tirés de chaque étape pourront éclairer les suivantes et être partagés dans l’ensemble de l’écosystème.
Les entrepreneurs et entrepreneures noirs contribueront également à ce processus en faisant part de leur expérience des programmes et des services, en participant aux activités de recherche et d’évaluation et en contribuant à l’élaboration de solutions concrètes. Leurs points de vue aideront le Labo des solutions à comprendre non seulement où se trouvent les difficultés, mais aussi comment les mesures de soutien sont vécues dans la pratique et comment elles peuvent être améliorées.
« Le Labo des solutions facilitera la création de nouveaux outils pour les partenaires de l’écosystème ainsi que pour les entrepreneurs et entrepreneures qui participent à leurs programmes. Nous avons besoin dès maintenant de mécanismes plus solides pour permettre aux idées prometteuses et aux apprentissages de circuler entre les organismes et les régions. À terme, cela pourrait véritablement changer la donne », a déclaré M. Nelson.
L’objectif n’est pas d’établir un modèle unique de soutien qui conviendrait à tous les entrepreneurs et entrepreneures noirs. Le Labo des solutions du CSEN offre plutôt à l’écosystème un moyen de tirer continuellement des enseignements de la recherche et de l’expérience, de mettre à l’essai des idées prometteuses et d’améliorer ses approches à mesure que de nouvelles connaissances émergent.
À plus long terme, Mme Olowolafe espère que cet engagement envers l’apprentissage et l’expérimentation fera partie intégrante de la contribution du Labo des solutions.
« Les communautés, les chercheurs et les décideurs reconnaissent que l’équité exige des infrastructures, de l’expérimentation et une volonté d’agir pour favoriser la réussite des entreprises appartenant à des personnes noires », affirme Mme Olowolafe. Pour elle, le lancement du Labo des solutions représente une occasion de mettre ces principes en pratique.
Le Labo des solutions du CSEN invite maintenant les organismes qui œuvrent au sein de l’écosystème canadien de l’entrepreneuriat des communautés noires à participer et à mettre à contribution leurs connaissances, leur expérience et leur expertise. Les entrepreneurs et entrepreneures noirs sont également invités à participer et à contribuer à l’orientation des travaux.
Pour en savoir plus sur le Labo des solutions du CSEN et découvrir comment participer, visitez le https://www.bekh.org/le-labo-des-solutions.