Journée de l’Afrique 2026 : Transformer les liens entre le Canada et l’Afrique en occasions d’affaires

Les discussions sur l’entrepreneuriat commencent souvent par le financement. Lors du Forum de la Journée de l’Afrique, tenu le 25 mai, elles ont rapidement porté sur un autre élément tout aussi essentiel : la communauté.

Organisé par la Casa Foundation for International Development à l’Université Carleton, le Forum de la Journée de l’Afrique 2026 a réuni des entrepreneurs et entrepreneures, des investisseurs, des décideurs, des chercheurs, des étudiantes et étudiants ainsi que des leaders communautaires afin d’explorer les façons dont le Canada et l’Afrique peuvent créer des occasions d’investissement viables et novatrices. Pour le Carrefour du savoir pour l’entrepreneuriat des communautés noires (CSEN), le forum représentait une occasion de présenter les résultats de ses recherches sur l’entrepreneuriat des communautés noires au Canada, tout en étant à l’écoute des idées, des priorités et des expériences qui façonnent la collaboration entre le Canada et l’Afrique.

 

La Dre Muna Osman, scientifique principale de la recherche au CSEN, a présenté des données sur les entreprises canadiennes appartenant à des personnes noires d’origine africaine, mettant en lumière leurs forces ainsi que les obstacles qui continuent de freiner leur croissance. Les recherches du CSEN montrent que les entrepreneurs et entrepreneures des communautés noires au Canada sont jeunes, hautement scolarisés, diversifiés et bien intégrés au numérique. Bon nombre souhaitent développer leur entreprise, accéder à de nouveaux marchés et renforcer leurs activités.

Parallèlement, plusieurs continuent de faire face à des défis liés au financement, à l’accès aux réseaux professionnels, à la visibilité de leur entreprise ainsi qu’à des mécanismes de soutien qui ne reflètent pas toujours leur réalité.

‍Ces thèmes ont également été abordés lors de l’atelier animé par John Nelson, directeur général du CSEN. Intitulée « Investir dans l’innovation pour un impact mondial : comment le Canada peut soutenir les innovateurs africains », cette séance invitait les participantes et participants à examiner les secteurs de l’innovation en émergence en Afrique et à réfléchir aux moyens de renforcer les partenariats entre le Canada et l’Afrique au profit des entrepreneurs, des investisseurs et des collectivités.

Les échanges ont mis en évidence le potentiel de secteurs comme les technologies financières, les technologies agricoles, les énergies renouvelables, les technologies climatiques, l’intelligence artificielle, les services fondés sur les plateformes numériques et la facilitation des échanges commerciaux. Ces domaines illustrent le rôle grandissant des innovateurs africains dans le développement de solutions répondant aux besoins des marchés locaux, régionaux et mondiaux.

Les discussions ont toutefois également démontré que l’innovation ne peut reposer uniquement sur les efforts individuels. Les entrepreneurs ont besoin d’un accès au financement, mais aussi de réseaux de confiance, d’information stratégique sur les marchés, de mentorat, de soutien juridique et réglementaire, de canaux de distribution ainsi que d’espaces favorisant la collaboration.

Un thème est revenu tout au long des échanges : le rôle essentiel de la diaspora africaine comme trait d’union entre le Canada et l’Afrique. Les participantes et participants ont souligné que la diaspora favorise le transfert des connaissances, l’accès aux marchés, le mentorat, les relations d’investissement et la compréhension interculturelle. Ces liens permettent aux entreprises canadiennes de mieux comprendre les marchés africains tout en appuyant les innovateurs africains qui souhaitent accéder aux marchés internationaux.

Les discussions ont également mis en lumière une préoccupation bien connue de nombreuses personnes entrepreneures et organisations des communautés noires : la fragmentation réduit l’impact collectif. Lorsque les organisations travaillent en vase clos, les occasions sont plus difficiles à repérer, les ressources sont moins accessibles et les entreprises prometteuses risquent de demeurer à l’écart des réseaux dont elles ont besoin pour se développer.

C’est pourquoi le développement des communautés fait partie intégrante de la croissance des entreprises. Il constitue un élément essentiel de l’infrastructure qui permet cette croissance.

La Journée de l’Afrique 2026 a rappelé que des écosystèmes entrepreneuriaux solides reposent autant sur les relations que sur les ressources. Le financement est essentiel. La confiance, la visibilité, les connaissances et la collaboration le sont tout autant.

Lorsque les communautés sont mieux connectées, les entreprises sont mieux outillées pour croître. Et lorsque les entreprises prospèrent, elles créent de nouvelles possibilités pour les collectivités qui les entourent.

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