Symposium sur l’entrepreneuriat des communautés noires à l’hôtel de ville de Surrey
De l’analyse à l’action pour les entrepreneurs et entrepreneures des communautés noires dans l’Ouest canadien
RADIUS de Simon Fraser University (SFU) a réuni des entrepreneurs, des bailleurs de fonds et des leaders communautaires à l’occasion de son deuxième événement annuel.
Un symposium tenu le 25 mars à l’hôtel de ville de Surrey visait à faire progresser les discussions sur l’entrepreneuriat des communautés noires dans l’Ouest canadien, en passant de la recherche à l’action.
Le pôle d’innovation sociale RADIUS SFU a dirigé la deuxième édition du Symposium sur l’entrepreneuriat et la recherche, qui a rassemblé environ 250 participants pour une journée comprenant des conférences, des tables rondes, des ateliers et un marché mettant en valeur des entreprises et des organisations communautaires dirigées par des personnes issues des communautés noires.
L’organisateur, Raphael Ochil, a indiqué que cet événement visait à s’appuyer sur plusieurs années de recherche menées par son équipe, tout en créant un espace permettant aux entrepreneurs, aux leaders communautaires, aux partenaires institutionnels et aux décideurs d’établir des liens.
« L’objectif du symposium cette année était de passer à l’étape suivante, au-delà des résultats du rapport de recherche », a expliqué M. Ochil, responsable du Black Entrepreneurship Knowledge Hub et gestionnaire de portefeuille à RADIUS SFU.
M. Ochil a précisé que RADIUS œuvre dans le domaine de l’innovation communautaire, ainsi qu’en consultation et en formation, en partenariat avec des organisations afin de réduire les inégalités et de favoriser des systèmes et des milieux de travail plus inclusifs.
Le symposium s’inscrit dans la continuité d’un projet de recherche de trois ans mené par l’équipe de RADIUS, amorcé en 2022 et achevé en 2025.
Ce projet de recherche a permis de mettre en lumière les obstacles auxquels font face les entrepreneurs et entrepreneures des communautés noires dans l’Ouest canadien, notamment en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba.
« L’objectif de cette recherche était de faire ressortir les défis propres aux entrepreneurs des communautés noires dans l’Ouest canadien », a expliqué M. Ochil.
Selon lui, la première édition du symposium, tenue l’an dernier, portait sur le partage de ces résultats avec la communauté, tandis que l’édition de cette année était axée sur la suite des choses : « Que pouvons-nous faire collectivement pour donner suite aux recommandations du rapport de recherche? »
Parmi les principaux thèmes abordés figuraient l’accès à des espaces, la visibilité et les programmes d’innovation destinés aux entreprises des communautés noires.
La journée a débuté par une conférence d’ouverture prononcée par la Dre Olutoyin Oyelade, présidente-directrice générale de Casa Foundation.
« Cette conférence d’ouverture a été révélatrice pour de nombreuses personnes présentes », a indiqué M. Ochil, ajoutant qu’elle a contribué à orienter les discussions qui ont suivi.
À la suite de cette intervention, une table ronde réunissant des leaders communautaires a permis de partager des expériences et des initiatives.
Les participants ont également pu visiter un marché installé dans l’atrium de l’hôtel de ville de Surrey.
Ce marché réunissait des entreprises dirigées par des personnes issues des communautés noires, des organisations communautaires et des partenaires institutionnels, offrant ainsi des occasions d’échange avec les participants.
Parmi les organisations et entreprises représentées figuraient Hogan’s Alley Society, Black Entrepreneurs and Businesses of Canada Society, DIVERSEcity, Afiya Care Collective, Baobab Black Seniors Society, Surrey and White Rock Board of Trade, World Trade Centre, Griottes Polyglottes, Dehls Gourmet, Naza SoNatural, Dar Mina Morocco et Zerone AnalytiQs.
« Les participants ont eu l’occasion d’échanger, de discuter des défis, de développer leur réseau et d’accroître leur visibilité. Ils ont également pu bénéficier de mentorat », a indiqué M. Ochil.
L’événement comprenait également une prestation de violon de Lord Nation ainsi qu’un service de restauration tout au long de la journée.
Trois ateliers ont suivi la pause du marché, chacun portant sur un défi distinct auquel font face les entrepreneurs et les organisations.
Un premier atelier, animé par des membres de l’équipe de RADIUS, Ilhan Abdullahi et Alia Sunderji, portait sur les biais dans les décisions de financement. Il a réuni des bailleurs de fonds, des décideurs et des organisations dirigées par des personnes issues des communautés noires afin d’explorer des approches plus équitables en matière d’accès à un financement durable.
Un autre atelier, consacré aux relations d’affaires avec le gouvernement, était animé par Jackee Kasandy, fondatrice et directrice générale de Black Entrepreneurs and Business of Canada Society, ainsi que par Tess Menges, directrice régionale de Soutien en approvisionnement Canada pour la région du Pacifique.
Cet atelier a permis de présenter les étapes à suivre pour accéder aux marchés publics ainsi que les documents et les stratégies nécessaires pour obtenir des contrats.
Un troisième atelier, tenu à huis clos et animé par M. Ochil, a réuni des dirigeants d’organisations dirigées par des personnes issues des communautés noires pour une discussion approfondie sur la visibilité, la collaboration et le soutien à long terme.
« Il s’agissait d’une discussion plus exploratoire, suivie d’échanges sur les mesures à prendre », a-t-il précisé.
M. Ochil a indiqué que l’objectif global de ces symposiums est de favoriser des changements durables plutôt que de se limiter à un événement ponctuel.
« Il y a beaucoup de discussions, mais elles doivent se traduire par des actions concrètes », a-t-il déclaré. « Ce qui distingue notre symposium, c’est que l’on peut désormais constater que des actions sont en cours. »
Il a également souligné que l’organisation de l’événement a comporté certains défis, notamment en matière de financement, et a remercié l’équipe de RADIUS ainsi que ses partenaires pour leur contribution.
Il espère que les prochaines éditions permettront de faire le point sur les progrès réalisés.
« Des actions sont en cours, amorcées lors du premier symposium et poursuivies cette année », a-t-il conclu.
Pour en savoir plus sur RADIUS SFU et ses activités, visitez sfu.ca/radius.
Source : initialement publié par Surrey Now le 6 avril 2026. Reproduit avec autorisation.